mardi, mai 21, 2019
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Dieu a institué le testament en disant :

 » Ô Croyants ! Lorsque la mort se présente à l’un de vous, au moment du testament, prenez à témoin deux hommes intègres parmi vous… » (Sourate 5, v.106)

Le Prophète Mohammed (pbsl) recommande lui-même à tous les Croyants de rédiger leur testament avant leur mort en vue non seulement de léguer leurs biens, mais surtout afin de s’acquitter de leurs dettes ou de telle charge ou responsabilité qu’ils auraient dû assumer de leur vivant.

Mais c’est quoi le testament ?

Sous le plan du droit, un « testament » est un document écrit par lequel une personne dispose de la manière dont ses biens seront distribués après son décès. Ses dernières volontés peuvent résulter soit d’un acte authentique, soit d’un acte sous seing privé.

Sous le plan islamique, c’est une décision écrite ou verbale qu’une personne prend de son vivant qui ne sera respectée qu’après sa mort sur la manière dont ses affaires seront gérées.

Il faut préciser que le coran a déjà fixé les prorata des parts (héritage) des biens en ce qui concerne les enfants, les parents, la femme etc.

L’Imâm Abî ja’far (bsl) a dit : « Le testament est un droit et le prophète (pbAsl) l’a fait et tout musulman doit le faire ».

Le testament est très recommandé (selon certains sources sont même obligatoires). On rapporte même que, contrairement à ce que les gens pensent, il prolonge la vie. En plus, y renoncer est un acte abhorré et non agréé.

Et après tout, « la mort est une vérité » n’est-ce pas?

Oui, une vérité de Dieu qu’Il soit exalté qui dit dans le Saint Coran : « Toute âme goûtera la mort » (Al-‘Imrân (la famille d’Imran), verset, 185), un verset qu’on entend souvent et qu’on récite en passant à côté d’un cimetière.

N’est-il pas plus digne que nous soyons réalistes ou du moins pragmatiques en nous préparant à ce qui arrivera inéluctablement, que nous vivions longtemps ou peu. La mort ne doit-elle pas être une source d’exhortation et de méditation ?

Dont il est important pour nous de faire chaque fois notre testament. Mais comment faire son testament ?

Il convient qu’on commence par le testament qu’a appris le prophète (pbAsl) à l’Imâm ‘Ali (bsl) et aux musulmans :

Voici le texte en question :

« ô Seigneur! Créateur des cieux et de la terre, le Connaisseur de ce qui est voilé et de ce qui est manifeste, le Clément et le Miséricordieux! ô Seigneur! Je Te confie dans la vie d’ici-bas que j’atteste qu’il n’y a point de divinité hormis Toi, l’Unique, Tu n’as point d’associé, que Muhammad est Ton serviteur et Ton messager, que le paradis est vrai, que l’enfer est vrai, que la résurrection est vraie, que le jugement est vrai, que la destiné et la Balance sont vraies, que la religion est celle que Tu as décrite, que l’Islam est celui que Tu as légiféré, que la parole est celle que Tu as dite, que le Coran est celui que Tu as décrit et que Tu es Allah, le Vrai de toute évidence. Que Dieu accorde à Muhammad la meilleure récompense et qu’Il salue Muhammad et sa famille.

ô Seigneur !  ô Mon Soutien dans mon affliction, Mon Compagnon dans ma détresse et le Pourvoyeur de mes subsistances. Mon Seigneur et le Seigneur de mes ancêtres, ne me laisse jamais à la merci de mon âme ne serait-ce qu’un clin d’œil, car si Tu me laisses à la merci de mon âme, je me rapprocherai du mal et je m’éloignerai du bien. Dissipe ma solitude dans ma tombe et accorde-moi une promesse répandue le jour où je Te rencontrerai »

Après quoi, la personne fait ce qu’il veut comme recommandations testamentaires.

Il peut recommander de prendre soin de ses jeunes enfants et de sa famille, de ne pas rompre les liens de parenté, de payer ses dettes et remettre les dépôts qu’on lui a confiés, de compenser ce qu’il a manqué comme prière, jeûne et pèlerinage, de payer le quint sur les biens dont il n’en a pas payé, de verser une aumône légale qu’il doit donner, de nourrir les pauvres pour solliciter la récompense divine, de faire des choses le concernant particulièrement après son décès, de faire l’aumône à sa place, etc.. etc…

Celui qui fait un testament doit être majeur, doté de raison, libre dans ses gestes, raisonnable car le testament d’un effronté, d’une personne sous la contrainte ou d’un enfant qui n’a pas atteint dix ans d’âge n’est pas valide. Le testament doit concerner des affaires du bien pour sa famille et ses proches.

La personne faisant le testament ne doit pas être sur le seuil de se donner la mort avec du poison ou en provoquant des blessures graves pouvant l’anéantir. Dans ce cas, son testament concernant ses biens n’est pas valide. Il l’est, cependant, dans tout ce qui concerne son enterrement et les affaires de ses enfants mineurs par exemple.

La personne choisie pour exécuter le testament est appelée l’exécuteur testamentaire (al-was.iy). Celui-ci ne peut confier cette tâche complètement à une autre personne. Mais, il peut demander à un mandataire d’appliquer une clause quelconque du testament dans le cas où son auteur ne précise pas que l’exécuteur testamentaire doit le faire personnellement.

Il n’est pas permis d’appliquer un testament dont le testamentaire a légué des biens aux activités contraire à l’islam tels offrir de l’alcool aux gens, offrir ses biens à une synagogue ou églises, aux jeux de hasard etc.

Pour exécuter un testament, il faut au préalable dégager de tous les biens laissés par le défunt, les droits qu’il a envers les autres tels que des dettes, le prix des choses qu’il a achetées sans les payer, le quint, l’aumône légale, les amendes qui sont à sa charge et les frais de pèlerinage obligatoire même si la personne ne le précise pas dans le testament.

La somme qui reste doit être divisée en trois parties : un tiers pour l’exécution du testament et les deux autres pour les héritiers.

Le défunt a le droit de recommander dans son testament qu’une certaine somme d’argent soit versée à une personne où lui lègue une maison, un terrain etc à condition que ceci ne dépasse pas le tiers de ses biens. Il arrive aussi qu’il préconise qu’on l’enterre dans un lieu précis et d’une façon bien décrite surtout pour les convertis à l’islam. Car généralement après leurs morts, parfois la famille s’oppose aux rites d’inhumation faute d’absence de testament.

Il est a noté que le testament est diffèrent de l’héritage.

Par Ali Bernard CHANGAM

Site d'information et de culture des musulmans francophones.

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