mardi, mai 21, 2019
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A la demande des Etats-Unis, le conflit séparatiste qui sévit dans les deux régions occidentales du pays a été abordé aux Nations unies ce lundi.

L’initiative de la réunion sur « la crise humanitaire au Cameroun », qui s’est tenu ce lundi 13 mai devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a été portée par les Etats-Unis avec l’appui du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la République dominicaine.

La résolution des Etats Unis vise entre autres la condamnation du gouvernement camerounais sur les nombreuses violations des droits de l’homme et des citoyens, Sur Les exactions commises dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest , sur la répression en cours contre les leaders et militants de l’opposition , la mise sur pied immédiate d’un large dialogue inclusif, la libération de tous les prisonniers politiques en particulier le professeur Maurice Kamto principal opposant,  la liberté des manifestations pacifiques, etc.

En avril, Tibor Nagy, le « M. Afrique » de Donald Trump, a réitéré sa préoccupation pour « la guerre civile qui se déroule dans les faits » dans les parties occidentales du Cameroun, « où, fondamentalement, les anglophones se battent pour leurs droits (…) et où, malheureusement, le gouvernement n’a pas répondu d’une manière qui apaise les peurs des Camerounais ». Un mois plus tôt, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines avait été fraîchement accueilli à Yaoundé après avoir demandé la libération de l’opposant Maurice Kamto, arrivé second de la présidentielle d’octobre 2018 et emprisonné avec des centaines de ses partisans depuis fin janvier, et appelé à « un dialogue ouvert à tous » pour régler la crise anglophone.

Les résultats de la résolution de ce jour sont officiels et montrent clairement que c’est la France qui maintient le président Paul Biya au pouvoir car elle a été le seul pays membre du conseil de sécurité avoir voté pour le Cameroun. Les grands pays ont suivi la voie des États-Unis et viennent de voter contre le Cameroun. Il s’agit de la Russie, l’Allemagne, l’Inde, le Koweït, le Pérou, la Pologne, l’Afrique du Sud, la République Dominicaine, UK.

La consultation est informelle et ne donnera lieu à aucune résolution, communiqué ou déclaration officielle. Cependant, pour la première fois depuis son éclatement en octobre 2016, la crise qui sévit dans régions anglophones du Cameroun sort de son huis clos domestique pour être abordée dans une enceinte internationale. Tout laisse croire que le régime Biya qui dure depuis 36 ans avec une population tribaliser et très pauvre est en cours de destruction. Certains spécialistes de stratégie politique des dictatures, précisent même qu’après le soudan c’est le Cameroun.

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