mardi, mai 21, 2019
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Le gouvernement entretient le flou sur sa position par rapport à la montée du tribalisme.

Le ministre de la communication (MINCOM), René Emmanuel Sadi, dans un communiqué rendu public le 11 mars 2019 déclarait qu’: «une certaine résurgence des replis identitaires observés ici et là, en particulier dans les réseaux sociaux, qui procède d’avantage d’une instrumentalisation circonstancielle, laquelle ne saurait ni mettre en question, ni mettre en péril, les socles et les acquis précieux qui constituent les fondements de l’unité et de la stabilité de la nation camerounaise».

Cette déclaration du MINCOM était en réponse à la sortie accusatrice de l’Union Européenne du 5 mars 2019. Elle accusait le gouvernement camerounais, d’être de connivence avec cette escalade du tribalisme au Cameroun.

Le quotidien Mutations du 15 mars 2019, relève que «l’Union Européenne a donné un coup de pied dans la fourmilière le 5 mars dernier, en relevant dans une déclaration officielle que, l’émergence de discours de haine basée sur l’appartenance ethnique, tenue par certains médias et acteurs politiques, dont récemment un membre du gouvernement, est un facteur additionnel d’inquiétude, dans un Cameroun déjà confronté à une crise sécuritaire inédite».

Il aura fallu cette déclaration de l’Union Européenne, pour voir le gouvernement par la voie de son MINCOM, sortir de son silence, et donner une réponse douce, sans toutefois condamner avec fermeté les actes de tribalisme.

Alors que certains leaders d’opinion à l’instar du Sociologue Claude Abbe ou du philosophe Hubert Mono Ndjana, appelaient déjà à sanctionner ces actes de tribalisme, et de mettre sur pied une législation spécifique pour sauvegarder le vivre-ensemble. Le tribalisme prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux, et même dans la vie réelle des camerounais.

Les médias classiques que sont la Radio et la Télévision, ne sont pas en marge de cette ascension du tribalisme. Lors d’une émission à la Cameroon Radio Télévision (CRTV), le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean De Dieu Momo,  a fait le parallèle entre la situation actuelle des Bamilékés au Cameroun, et ce que les Juifs ont vécu en Israël.

Tout Cela nourrit l’inquiétude, quant à la position sournoise de l’Etat du Cameroun.

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