samedi, mai 25, 2019
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– Il ne restait pas beaucoup de temps avant l’adhân (appel à la prière) du Maghreb.

– La lumière de la journée se soumettait, petit à petit, aux ténèbres de la nuit.

– J’étais assise à côté de son lit. Elle ouvrit les yeux, jeta un regard sur l’horizon, vêtu de pourpre.

– Elle remua lentement ses pâles lèvres, comme si elle voulait dire quelque chose.

– Je m’approchai d’elle. Elle me murmura d’une voix faible : « Donne-moi mes vêtements de prière, et la bouteille de parfum».

– Je lui dis : « Ô ma Maîtresse ! Tu ne peux pas te lever dans un tel état, et faire la prière ! »

– Elle ne me répondit pas.

Je compris par son silence, qu’elle tenait à se lever, et qu’elle allait faire ce qu’elle avait décidé.

– Ce n’était pas la peine d’insister. Je lui préparai rapidement, ce qu’elle m’avait demandé.

– Avec grand effort, elle se leva, fit ses petites ablutions, se parfuma, comme elle avait l’habitude de le faire, avant de s’adresser à son Seigneur, et commença sa PRIÈRE.

– Elle avait du mal à s’asseoir. Son corps ne la portait plus, son état s’empirait, ses yeux s’enfonçaient davantage dans les orbites.

– Je me précipitai vers elle, l’aidai à se recoucher.

– D’un souffle entrecoupé, elle me dit : « Asmâ’ ! Assieds-toi à côté de moi, au niveau de la tête.

– Lève-moi au moment de la prière. Si je ne réagis pas, alors va chercher ‘Alî.

– Le moment sera alors venu, de rejoindre mon Père(s).»

– « Qu’est-ce que tu dis Maîtresse ? Que DIEU ne me fasse pas voir ce jour !

– Demain, tu iras mieux et tu seras guérie !

– Qu’adviendra-t-il de tes enfants AL-HASSAN et Al-HOUSSEIN, si tu t’en vas ??

– Et ‘Alî, comment supportera-t-il la séparation ?! »

– Rien que d’y penser, des larmes s’échappèrent de mes yeux, et coulèrent sur mes joues, comme de la cire fondue, au contact du feu.

– Quand arriva le moment de la PRIÈRE, je l’appelai :

– « La PRIÈRE, ô fille du Messager de DIEU ! ». Je n’entendis pas de réponse.

– « Ô ma Maîtresse ! Ô fille du Messager de DIEU ! Ô Fatima-az-Zahrâ’ ! »

– Une paupière frémit légèrement. Notre Dame Fatimah-az-Zahrâ’, était en train de nous quitter, pour le monde de la LUMIÈRE.

– Un parfum d’encens du Paradis, s’émanait de son corps, et se répandait dans la pièce.

– Elle s’était enveloppée de ses vêtements de prière, telle une perle dans son coquillage, pour rejoindre son Seigneur.

– Que la Paix de DIEU soit sur elle, de la part d’une amie sincère, ainsi que Sa Miséricorde et Ses Bénédictions ! »

– Témoignage de Asmâ’, fille de ‘Umays, d’après un propos rapporté, Kashef al-Ghumma, vol.1 p500.

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